Portugal – Espagne : La Roja arrache la qualification dans le temps additionnel !
Le choc ibérique des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 a tenu toutes ses promesses. Dans un duel âpre et disputé, l’Espagne a éliminé le Portugal (1-0) grâce à un but de Mikel Merino inscrit à la 91e minute . Un coup de théâtre qui envoie la Roja en quarts de finale et laisse les Portugais, emmenés par un Cristiano Ronaldo de 41 ans, avec des regrets éternels.

Un match de très haute intensité
Le derby ibérique a débuté sur un rythme extrêmement élevé, les deux équipes se rendant coup pour coup dès les premières minutes . L’Espagne a été la première à se montrer dangereuse. Dès la 8e minute, Mikel Oyarzabal, l’attaquant de la Real Sociedad et meilleur buteur du tournoi avec 4 réalisations, a manqué de peu l’ouverture du score. Son tir du pied gauche devant Diogo Costa s’est envolé de justesse à côté du but .
Le Portugal a répondu par Cristiano Ronaldo à la 12e minute. Servi par Bruno Fernandes, le capitaine portugais, malgré ses 41 ans, a éliminé son défenseur avant de déclencher une frappe puissante, détournée en corner par le gardien espagnol Unai Simon .
Les occasions se sont succédé tout au long de la première période. Les deux gardiens ont réalisé des arrêts décisifs : Diogo Costa a sauvé son équipe à deux reprises face à Alex Baena , tandis qu’Unai Simon a repoussé une tentative de Ronaldo en angle fermé . Le moment fort de cette première mi-temps est survenu à la 41e minute. Sur un corner, Nuno Mendes a déclenché une frappe puissante qui, déviée par la défense, est venue s’écraser sur la barre transversale espagnole .
L’incroyable scénario du temps additionnel
La seconde période a vu l’Espagne prendre l’ascendant, surtout après la blessure du latéral portugais Nuno Mendes, contraint de quitter le terrain à la 56e minute . La Roja a alors multiplié les assauts, et Diogo Costa a dû réaliser des prouesses pour maintenir son équipe à flot .
Alors que tout le monde semblait se diriger vers une prolongation, l’Espagne a trouvé la faille au tout dernier moment. À la 90+1e minute, Ferran Torres, entré en jeu peu avant, a lancé Mikel Merino dans la profondeur. Le milieu d’Arsenal, entré en jeu à la 85e minute, s’est faufilé derrière la défense portugaise et, en face-à-face avec le gardien, a placé le ballon au fond des filets d’une frappe au ras du sol .
Ce que révèlent les statistiques
Le tableau de bord du match illustre la domination espagnole :
L’Espagne confirme sa solidité défensive exceptionnelle dans ce tournoi. Elle est la seule équipe à n’avoir pas encore encaissé de but, et son gardien Unai Simon a désormais établi un record de 519 minutes sans être battu en Coupe du monde .
Les enjeux et la signification de ce match
La dernière danse de Cristiano Ronaldo ?
Ce huitième de finale était présenté comme une “finale avant l’heure” . Pour Cristiano Ronaldo, qui dispute sa sixième Coupe du monde, cette élimination signe probablement ses adieux à la compétition. À 41 ans, il était le leader d’attaque du Portugal aux côtés de João Félix . Le sélectionneur Roberto Martinez avait d’ailleurs fait le choix fort de le remplacer lors du tour précédent , mais il était titulaire pour ce choc.
Une revanche qui prend une saveur particulière
Ce derby ibérique avait une saveur particulière. Le Portugal n’avait jamais réussi à éliminer l’Espagne en phase à élimination directe . La dernière confrontation en Coupe du monde datait de 2010, en huitièmes de finale également, avec une victoire espagnole 1-0 (but de David Villa) qui avait mené la Roja vers son unique titre mondial . Les Portugais nourrissaient l’espoir de renverser cette tendance, d’autant qu’ils avaient battu l’Espagne en finale de la Ligue des Nations en 2025 aux tirs au but .
L’enjeu tactique
Le match a également été marqué par un duel tactique de haut niveau. L’Espagne, fidèle à sa philosophie, a imposé sa possession et a tenté de désorganiser le bloc portugais . Le Portugal, de son côté, s’est appuyé sur sa solidité et la vitesse de ses transitions pour tenter de faire la différence . La clé du match a finalement été la gestion des espaces et la profondeur, avec une passe décisive millimétrée de Ferran Torres.
La suite du parcours pour l’Espagne
L’Espagne retrouve les quarts de finale d’une Coupe du monde pour la première fois depuis 2010, année de son sacre . Lors des deux éditions précédentes (2014, 2018, 2022), elle avait été éliminée en huitièmes de finale, à chaque fois aux tirs au but .
En quarts de finale, la Roja affrontera le vainqueur du match entre les États-Unis et la Belgique, qui se joue dans la nuit du 6 au 7 juillet . Cette rencontre sera marquée par une polémique : l’attaquant américain Folarin Balogun, expulsé lors du tour précédent, a vu sa suspension annulée par la FIFA après une intervention du président Donald Trump, une décision qui a provoqué l’indignation de la fédération belge
